En 36 ou 37 avant Sarkozy, un pote m'entraîne à Lyon voir Jerry Lee Lewis. Moi, je croyais qu'il s'agissait du comique mais dans la voiture j'apprends qu'il s'agit d'un rocker pur et dur. J'avais confondu avec Jerry Lewis, l'erreur est humaine. Mais franchement je connaissais pas. J'avais tort. Première partie du spactacle, à ma grande surprise, Vince Taylor ! Merde, je le croyais mort. A l'époque, il vivait à Macon aux portes du Beaujolais dont il était devenu un ardent consommateur alors que ses disques ne se vendaient plus. D'ailleurs, il alla mourir en suisse, c'est dire sa déchéance. Ce soir là, j'eus donc droit à deux "Bad Boys" pour le prix d'un, parce que Jerry Lee Lewis, c'était aussi quelque chose. Surnommé the Killer , drogué, alcoolique, marié avec la fille de son cousin agée de 13 ans, il était littéralement à la masse. Son concert fut, pour moi, inoubliable. Jouant debout, avec les coudes ou avec les talons, j'espère qu'il était le propriétaire du piano auquel, dans certains spectacles il finissait par mettre le feu alors que lui-même était bien allumé. Bon, Jerry Lee Lewis, c'est quand même plus de 25 millions de disques vendus, et aujourd'hui, à 76 ans, il continue de mettre le feu avec son piano. Poussez les meubles, mettez à fond... et dansez ! C'est quand même autre chose que Gilbert Montagné...(Axel21)